Le Maroc accuse Ban Ki-moon de faire fuiter des courriers officiels

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Selon l’ambassadeur marocain aux Nations Unies, Omar Hilale, le secrétariat général de l’Onu a fait fuiter une lettre de Ban Ki-Moon au roi Mohammed VI à des « parties prenantes ».

De graves accusations. Le chef de la mission permanente marocaine aux Nations Unies, Omar Hilale, s’est exprimé le 31  mars auprès de la presse pour dénoncer des pratiques « inacceptables » et «  contraires à l’éthique diplomatique » du secrétariat général de l’ONU. Le diplomate marocain dénonce notamment la fuite, près d’un jour après son envoi, «  de la lettre du Secrétaire général de l’ONU à Sa Majesté le Roi » à  « certaines parties prenantes ».

Campagne médiatique anti-marocaine

Pour l’ambassadeur marocain, cette fuite ainsi que les déclarations et « dérapages » du secrétariat général de l’Organisation s’inscrivent dans une instrumentalisation du bureau du porte-parole des Nations Unies « dans une campagne médiatique contre le Maroc ». Le diplomate est notamment revenu sur la visite de Ban Ki-Moon à Tindouf et Bir Lahlou pour étayer son propos.  À ce sujet, il a noté que les faits et gestes de Ban Ki-moon lors de cette visite « ont été démentis comme par exemple son inclinaison devant un drapeau d’une entité non étatique et surtout sa visite à Bir Lahlou ».

 

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 Des démentis inutiles selon Omar Hilale qui a invité les journalistes à consulter des vidéos « YouTube », ainsi que le site électronique de l’agence de presse EFE « pour y trouver les preuves que ce que nous avons avancé n’a pas été créé ».  Le diplomate a également informé les journalistes présents  que les actions de Ban Ki-Moon lors de cette visite étaient préméditées dans des « échanges et des écrits » dont la diplomatie marocaine dispose.

« Des regrets et des excuses»

L’ambassadeur est également revenu sur les « regrets » exprimés par Ban Ki-moon concernant son utilisation du mot « occupation » pour désigner la présence marocaine dans les provinces du Sud. « Il ne s’agit pas d’avoir des regrets et nous attendons des regrets et des excuses pas seulement sur l’usage d’un mot, mais il s’agit aussi d’une accumulation de gestes malheureux » a déclaré Hilale.

Enfin, le diplomate a évoqué la situation de la Mission des Nations unies au Sahara (Minurso).  À la demande du Maroc, 84 membres du staff de la composante civile et politique de la mission onusienne ont quitté le territoire marocain.  Un départ auquel s’est ajoutée la fermeture du bureau de liaison militaire de la Minurso, situé à Dakhla, entraînant le déplacement de deux observateurs militaires vers la base d’Asward. Selon Omar Hilale, ce bureau de liaison militaire « n’existait pas dès le départ et  les deux militaires qui y étaient logeaient dans un hôtel et se reposaient, malheureusement » ajoutant que la création de ce bureau faisait l’objet « d’un accord informel participant d’un geste de bonne volonté des autorités marocaines ».

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