LE BUREAU CENTRAL D’INVESTIGATIONS JUDICIAIRES

Spécialisé dans les affaires de grand banditisme et dans la lutte contre le terrorisme, le Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ)est une émanation de la toute-puissante Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). C’est un corps de police judiciaire qui assure la liaison entre les services de renseignements et les tribunaux. 

BCIJ

Par Nadia Lamlili, Jeune Afrique

Inauguré en mars, le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) est le noyau dur de la nouvelle politique sécuritaire marocaine, le bouclier anti-jihadiste.

Depuis l’inauguration du BCIJ, le 20 mars, il ne se passe pas une semaine sans que la presse marocaine ne fasse état d’arrestations opérées à son initiative un peu partout dans le royaume. À peine entré en service, il démantèle un réseau de 13 individus se réclamant d’une Wilayat ad-Dawla al-Islamiya fi Bilad al-Maghrib al-Aqsa – Ahfad Youssef Ibn Tachfine (« Province de l’État islamique dans le Maghreb extrême – descendants de Youssef Ibn Tachfine ») qui projetait d’attaquer des personnalités publiques, ainsi que des patrouilles de police afin de s’emparer de leurs armes. À Fès, Khouribga ou Tétouan, les arrestations de jihadistes et de trafiquants de drogue se multiplient, toutes notifiées à l’opinion publique par un communiqué solennel du ministère de l’Intérieur.

La réputation du BCIJ franchit rapidement les frontières. Aux Belges, il a fourni de précieuses informations qui ont permis à ces derniers de déjouer un attentat le 17 janvier, dix jours après le massacre de Charlie Hebdo, à Paris. Espagne, Italie, Pays-Bas, Arabie saoudite… de nombreux pays sollicitent son aide.

 


 

Vidéo : Bureau Central des Investigations Judiciaires