La grève générale fait gesticuler Abdelilah Benkirane

ECLAIRAGES – Alors que les syndicats préparent la grève générale prévue pour ce mercredi 24 février, dans une mobilisation sans précédent depuis des années, le Chef du gouvernement ne prend plus son mal en patience.

Il gesticule, parle et, surtout, rebrandit le spectre de la manipulation et de la domination que chercherait à exercer le PAM sur le pays et le peuple, comme à la veille de 2011.

A la grève générale, le Chef du PJD menace de refaire un avant-goût du 20 février 2011.

Ainsi, Abdelilah Benkirane ressort du placard la baguette qui fait peur : attention au PAM, il revient ! Comprendre : si je perds les élections, vous perdez (Ô citoyens) votre liberté/démocratie…


 

Projet de réorganisation judiciaire adopté par le dernier Conseil de gouvernement


 

JusticeCe projet de loi insiste en particulier sur le renforcement des droits des justiciables, en prévoyant notamment le principe de bénéficier de l’assistance judiciaire et de percevoir des dommages et intérêts en cas d’erreur judiciaire. Il insiste aussi sur l’exécution des dispositions et des procédures auprès des tribunaux de manière à garantir un procès équitable, ainsi que sur le respect des droits de la défense et le prononcé du jugement dans un délai raisonnable.

Le projet de loi prévoit également de faciliter l’accès à l’information juridique et judiciaire, de permettre aux justiciables de suivre leurs procédures à distance, en total respect des données personnelles des individus, et de communiquer avec les justiciables dans un langage facile. MAP/Le matin


 

Le pari syrien de Moscou


 

russe-chasseursL’irruption dans le ciel du Proche-Orient des Soukhoï Su-34 et des missiles de croisière Kalibr tirés depuis la mer Caspienne a modifié, provisoirement du moins, le rapport de forces sur le champ de bataille syrien. L’intensité des bombardements a permis aux troupes gouvernementales de reprendre l’offensive.

Cet appui tactique apporté à M. Bachar Al-Assad par M. Vladimir Poutine n’est pas tout à fait une surprise : la Syrie représentait l’ultime vestige de la présence russe au Proche-Orient, le symbole d’une grandeur passée.

Son soutien constant au régime en place a notamment amené le Kremlin à jouer un rôle décisif, à l’été 2013, dans l’organisation du démantèlement de son arsenal chimique afin d’éviter une intervention occidentale. Il donne tort à ceux qui, estimant qu’elle n’avait plus d’intérêts au-delà de l’espace postsoviétique, prétendaient ranger la Russie parmi les simples « puissances régionales ». In Le monde diplomatique