Des Politiques de valeur tombés dans l’anonymat

Erudit et multi-diplômé, Dominique Strauss-Kahn (dit DSK) commence une brillante carrière à l’Université à la fin des années 1970 comme professeur d’économie. Il se lance ensuite dans la politique en rejoignant les rangs du PS, auquel il adhère dès 1976. Là, il sympathise avec le premier secrétaire du Parti, Lionel Jospin, et devient secrétaire général chargé des études et du programme, puis de l’économie et des finances. 

Elu député socialiste en 1986, François Mitterrand le nomme une première fois ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d’Edith Cresson. En 1997, dans le gouvernement Jospin, il est propulsé ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Alors qu’il est en pleine ascension, éclatent plusieurs scandales judiciaires qui le contraignent à démissionner deux ans plus tard. Il reviendra tout de même aux affaires politiques. Et sous Jacques Chirac, il réussit à s’imposer comme une des figures fortes de l’opposition. Aux côtés de Jack Lang et Marine Aubry, il mène le projet des socialistes pour 2007. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui est élu, et DSK brigue alors la présidence du FMI qu’il obtient en novembre 2007. Il occupe ce poste jusqu’à ce que plusieurs affaires de moeurs aux Etats-Unis (Nafissatou Diallo) et en France (Tristane Banon) ne le poussent à la démission en mai 2011, mettant ainsi un coup d’arrêt brutal à sa carrière politique.