Accrocs du WhatsApp, le FBI vous écoute-ra

13whatsapp1illo-master675.gifBeaucoup disaient qu’Apple n’était que la première cible, symbolique, de l’épopée anti-chiffrement que mènent les autorités américaines. A raison : c’est au tour de WhatsApp, l’application mobile de messages instantanées, de se retrouver dans le viseur du ministère de la justice américain (le DOJ).

Pour le moment, l’assaut reste au stade de l’hypothèse. Dans les couloirs du ministère, raconte le New York Times, on se demande simplement comment venir à bout d’une enquête criminelle dans laquelle un juge a autorisé une interception des conversations téléphoniques… qui s’est heurtée au chiffrement de WhatsApp.

Un nouveau front dans la guerre du chiffrement

L’application détenue par Facebook garantit en effet à ses utilisateurs une protection renforcée de leurs échanges, à l’instar d’iMessage ou Facetime sur les produits d’Apple.

Si cette bataille venait à s’ouvrir, elle ouvrirait un nouveau front dans la guerre du chiffrement, note encore le journal américain : il n’est plus question ici de déverrouiller l’accès à un appareil, comme dans le cas d’Apple, mais à des services.

Selon les enquêteurs et experts interrogés par le New York Times, la convocation de WhatsApp devant les tribunaux n’est qu’une question de temps : la loi qui encadre les écoutes aux Etats-Unis date d’un autre temps – un peu comme la France jusqu’à la loi renseignement de l’an passé.

Andréa Fradin, Rue89, repris de Nytimes.com