Les banques réalisent un profit jamais atteint

Les profits des banques, qui ont dépassé la barre des 10 milliards de DH, battent des records jamais atteints. Les bénéfices des six banques cotées ont ainsi augmenté de 5% sur un an
. Même en période défavorable, le secteur bancaire bat des records. Dans son édition du jour, L’Economiste analyse les réalisations des six groupes bancaires cotés dont les profits ont dépassé, pour la première fois, la barre des 10 milliards de DH. «Excepté Crédit du Maroc, les bénéfices sont en hausse pour les cinq autres groupes (Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank of Africa, BMCI et CIH Bank)», note le quotidien.

Cette situation est attribuée «à un effet périmètre chez les poids lourds du marché mais, surtout, à la baisse du coût du risque». Après trois années d’ascension fulgurante, ce poste s’est en effet réduit de 9% à 8,6 milliards de DH pour l’ensemble des opérateurs.

Il faut dire que, comme le suggère L’Economiste, les banques resserrent les conditions de financement des entreprises des secteurs les plus exposés à la conjoncture. «Ceci a contribué à contenir la progression des créances en souffrance. Les impayés ont augmenté de 7% en 2015 contre 20% l’année précédente». Et ce ne sont pas tant les ménages qui sont à l’origine de cette hausse, mais bel et bien l’industrie (près de 14 milliards de DH d’impayés, soit 24,3% des créances en souffrance). «L’effet Samir joue sans doute un rôle important dans cette évolution», avance le journal. Le BTP (10,3%) et le Commerce (10%) ne sont pas en reste.
En dépit de ces conditions, le produit net bancaire sectoriel continue de progresser (+1%) pour dépasser 53 milliards de DH. Le poste a cependant fortement pâti de la chute du résultat des activités de marché. Attijariwafa bank et BMCE Bank ont ainsi été les plus touchées par la morosité de la conjoncture. 


Ceci étant, l’activité retail des banques s’est globalement maintenue. Elle a principalement été portée par les activités en Afrique, en particulier pour Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank of Africa. «Les trois groupes génèrent une partie substantielle de leurs revenus en Afrique».

Sur le plan national, le marche semble saturé, même si le discours reste positif. Ce qui est sûr, c’est que la maîtrise des charges sera un enjeu important.

Rachid Al Arbi, le360

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