La corruption en dents de scie

La corruption, phénomène universel, baisse chez les uns et s’amplifie chez les autres. Le dernier rapport de Transparency International dessine cette courbe. Ce sont 168 pays à travers le monde ont été l’objet de l’enquête.

Dans l’ensemble, deux tiers de ces 168 pays évalués pour l’indice 2015 obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 (perçu comme fortement corrompu) à 100 (perçu comme très peu corrompu).

Le Maroc à la 88è place !

Sur le continent africain, ils sont au nombre de 52 pays à avoir été étudiés par l’ONG. Seulement six (06) Etats qui ont fait mieux. Parmi les bons élèves, le Botswana se taille la première place (28ème sur le plan mondial), il gagne trois (03) places par rapport à l’année 2014. Le Maroc chute à la 88ème place.

Dans son rapport 2015, Transparency International se veut néanmoins positive : «En 2015 le nombre de pays ayant réussi à améliorer leur score a été plus élevé que celui des pays où il a baissé». Elle appelle tous les pays à « s’élever contre la corruption ».

L’indice de perception de la corruption 2015 montre clairement que la corruption demeure un fléau partout dans le monde. Cependant, 2015 a également été une année où les citoyens sont encore une fois descendus dans la rue pour protester contre la corruption. Les populations à travers le monde ont envoyé un signal fort à leurs dirigeants, à savoir qu’il est grand temps de s’attaquer à la grande corruption », a déclaré José Ugaz, président de Transparency International.

Administration transparente ou opaque : L’indice de référence

La liste des pays ayant enregistré les plus fortes baisses au cours des quatre dernières années comprend la Libye, l’Australie, le Brésil, l’Espagne et la Turquie. Parmi les pays ayant enregistré les plus fortes hausses figurent la Grèce, le Sénégal, et le Royaume-Uni.

L’indice de perception de la corruption est élaboré à partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. Les pays obtenant une note élevée disposent souvent d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à leurs responsables. À l’inverse, une mauvaise note est le signe d’un recours systématique à des pots-de-vin, de l’absence de sanctions en cas de corruption et d’une inadéquation entre les prestations de l’administration et les besoins de la population.

Source : Transparency International

Illustration à la Une : Sébastien Thibault in L’Actualité

 

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