Discrimination face à la mort ?!

Le rapatriement de Leila Alaoui, artiste-photographe franco-marocaine décédée le 18 janvier 2016 suite à ses blessures mortelles dans l’attaque traitresse à Ouagadougou,, semble souffrir des tracasseries et lenteurs d’un bureaucratisme méchant et borgne.

La famille de Leila Alaoui est toujours (le 20/01/2016)  en attente de sa dépouille pour se recueillir et verser les larmes du chagrin et de la tristesse, dans le souvenir radieux d’une jeune femme qui a aimé l’Afrique de tout son cœur.

En effet, selon le témoignage de plusieurs médias, la mère de Leila, Christine Alaoui, est ‘’une française très en colère ce matin’’, à cause de la lenteur dont fait preuve le Consulat français pour rapatrier le corps inerte de l’Artiste, sachant que Leila est arrivée à Ouagadougou en tant que ressortissante française. D’ailleurs, suite aux critiques exprimées ça et là, le Président français aurait ordonné qu’une enquête soit menée par l’inspection générale pour faire un rapport sur le sujet.

De toute évidence, selon plusieurs informations qui ont fait la Une des médias marocains et même ailleurs, il semble que le Consulat français de Ouagadougou ait traité le rapatriement des ressortissants français, décédés suite à cette attaque traitresse, avec l’illogique du  »deux poids, deux mesures », pour ne pas verser dans un qualificatif plus subjectif…

Il doit être clair pour tous, cependant, que, face à la mort, l’égalité soit la règle, sachant que la vie est déjà emplie de discrimination, d’inégalités et autres tristes et inavouables comportements, pour/à l’encotre les nationaux certes, mais surtout pour les binationaux en ces temps de confusion, de manipulation politicienne et de vacarmes électoralistes.

Pour rendre hommage à Leila Alaoui :

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Photo à la Une : Direct Matin, publiée le 19 Janvier 2016

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HOMMAGE A L’RTISTE

Lu pour vous – 19 janvier 2016

Leila AalouiLeila Alaoui, artiste photographe marocaine, a succombé à ses blessures, suite à l’attaque traitresse (terroriste pour le sens commun) à Ouagadougou, au Burkina Faso. Des migrants aux villageois marocains, la Franco-Marocaine Leila Alaoui est décédée le 18 janvier 2016.

Née en 1982, c’est dans le cinéma qu’elle a débuté avant de faire de la photo «par défaut […] parce que quelque part c’était plus facile de partir seule», a-t-elle dit à  »OnOrient » en novembre 2014. Son travail engagé et remarqué lui permettra d’accéder à de nombreuses expositions prestigieuses, comme à la Maison européenne de la photographie du 12 novembre 2015 jusqu’au 17 janvier.

Lieu où L. Aaloui a été mortellement blessée

Restaurant où Leila Alaoui était attablée au moment de l’agression – Photo –  ‘’Le Desk’’

En 2008, lorsqu’elle rentre des États-Unis (où elle travaille) au Maroc pour «faire un break», elle obtient un financement pour mener un travail photographique sur les migrants. Elle réalise alors No Pasara, une série sur les jeunes qui tentent de «brûler» les frontières et d’atteindre l’Europe, mais qui finissent «par brûler leur identité, leur passé et souvent leur vie»écrivait-elle.

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Texte Slate.fr, Vidéo ONORIENT

 

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