La fin de l’Histoire

Les USA gouvernent le monde. Réalité crue d’un univers conduit par la force, la répartition inégalitaire des chances de survie guide désormais les relations internationales.

L’Humanité vit ainsi, depuis le début des années quatre-vingt dix du siècle passé, et fondamentalement depuis que terrorisme est automatiquement lié à islamisme, une période bien trouble en tous points de vue.

Dans cette tourmente générale, le monde arabe, qui se trouve à son insu au centre de cette redistribution des rôles, sert de levier géostratégique à l’offensive occidentalo-américaine à l’échelle mondiale. Les USA gouvernent le monde. Réalité crue d’un univers conduit par la force, la répartition inégalitaire des chances de survie guide désormais les relations internationales.

L’Humanité vit ainsi, depuis le début des années quatre-vingt dix du siècle passé, et fondamentalement depuis que terrorisme est automatiquement lié à islamisme, une période bien trouble en tous points de vue. Dans cette tourmente générale, le monde arabe, qui se trouve à son insu au centre de cette redistribution des rôles, sert de levier géostratégique à l’offensive occidentalo-américaine à l’échelle mondiale.

Qu’il s’agisse des relations internationales, de la vie économique et financière mondiale ou des relations humaines, nous sommes tous confrontés à des problèmes qui rongent, au fil du temps, notre conscience d’hommes libres, désireux de vivre dans l’harmonie plutôt que dans la confrontation,  source de déséquilibres, d’injustice et de déstabilisation. Et dans cette tourmente générale, le respect de la dignité et de l’intégrité  physique de la personne humaine semble bien aléatoire, face à tant de conflits qui gangrènent la quiétude sociale des individus, quels qu’ils soient et où ils peuvent être.

Stratégie mondiale de la nouvelle dominance

Bannière 3L’Irak, porte étendard historique inconscient de cette redistribution des cartes géostratégiques, a été l’alibi qui a fait sombrer le monde arabe dans une nouvelle ère de domination/aliénation comme en 1991 et 1998, sr l’autel d’un nouvel ordre qui s’annonce meurtrier pour l’Arabe des temps égarés et de sa dislocation terminale.

Il est bien clair, dans l’état actuel des rapports de force stratégiques universelles, que l’Europe ne peut qu’acquiescer à l’ordonnancement dicté par les USA compartimentant le monde en deux zones d’influence : la zone de dominance (USA + Europe) et la zone de soumission (le reste du monde dont la sphère arabe est le maillon le plus faible).

Le ‘’nouvel ordre international’’, né de la guerre bidimensionnelle menée contre l’Irak en 1991 et, surtout, depuis 2001, consacre cette compartimentation cimentée à travers la mise en service commandé du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle compartimentation façonne l’articulation/désarticulation des zones d’influence et de dominance américaine à l’échelle internationale. Et, dans cet environnement fluctuant, il est d’évidence que les relations internationales d’aujourd’hui sont en bouleversements constants. Outre le monopole hégémonique qui s’est opéré suite à la disparition du bloc soviétique, les inégalités régionales et mondiales se sont exacerbées, le Sud devenant plus faible et entièrement soumis à la volonté de puissance occidentale. La conséquence logique à cela est que le monde est actuellement en proie à la peur de l’inconnu. Celui-ci est en même temps organisé, sous le leadership de la puissance, de l’hyperpuissance une et unique mondiale que sont encore les Etats Unis. Mais cet inconnu est également synonyme de terreur barbare et incontrôlable, puisqu’il met en action des hordes qui semblent privilégier le choix du meurtre, plutôt que la sagesse du dialogue et de la négociation, donc du règlement des conflits dans le respect de l’esprit et la lettre de la Charte des Nations Unies, c’est-à-dire dans la paix et la sécurité mondiales.

La  »démocratie libérale » se sent désormais des ailes depuis la déconnexion du socialisme, en tant que référence politique matricielle, le système capitaliste américain dictant, et dictera pour trop longtemps encore, sa volonté à l’univers des hommes. La disparition du socialisme n’est-il pas appréhendé comme la fin de la lutte entre devenirs humains concurrentiels ?

La fin de l’Histoire

La ‘’mort’’ du marxisme n’a-t-elle pas signé la fin de l’histoire sociale au profit de l’histoire économique et financière, celle-ci envisageant la démocratie capitaliste en un mélange conceptuel incestueux entre pacification et guerre totale sous la poigne des Etats-Unis !

La fin de l’Histoire (non pas dans le sens où la veut Fukuyama) s’articule en l’affirmation que la ’’démocratie libérale capitaliste est la forme politique  naturelle (autrement-dit accomplie), le point de non-retour de toute lutte politique (à l’échelle nationale et internationale). Pourquoi ?

Parce que la démocratie du libre-échange est le système politique qui satisfait le mieux les aspirations des individus, en reconnaissant leurs droits à régler leurs affaires collectives et en leur donnant le maximum de liberté pour réaliser leurs propres objectifs’’ à l’échelle humaine ! (Dixit des européens convaincus).

L’Histoire universelle actuelle, qui se dessine sous les auspices de la stratégie mondiale américaine, à laquelle adhère nonchalamment l’Union Européenne, occulte les nuances de style et les subtilités de l’esprit, tant les intérêts des uns et des autres sont convergents et s’inscrivent dans  une vision diachronique de l’Humanité plurielle. Or, du Sud au Nord, cette Histoire ne peut être démocratiquement complémentaire. Car, en ce sens, la démocratie serait l’apanage de l’unique libéralisme, fondement de l’État capitaliste/financier occidental. Or, la pluralité est, dans cette stratégie, ou si l’on veut géostratégie, un antagonisme primaire, le libéralisme étant la formulation finie de l’histoire humaine contemporaine, à l’aune de laquelle il n’ y a plus de mouvement créateur, mais une simple répétition des réflexes guerriers surdéterminant l’espace américano-occidental à la dimension du globe.

La guerre du Golfe (dans ses différents scénarii), en plus du fait qu’elle serait codifiée comme étant celle ayant amorcé le nouveau traçage du partage stratégique du monde, est l’alibi qui conforte le conscient collectif occidental dans ce qu’il croit être la lutte intransigeante contre l’empire du mal, surtout si celui-ci s’auréole d’Islamisme et de panarabisme. Ne voit-on pas, en effet, se dessiner différentes théories amalgamant Islam, terrorisme, extermination des poches de résistance au nouvel ordre international dans l’inégalité des chances et des statuts!

Aujourd’hui, tout l’Occident a noyé sa morale dans l’émerveillement anti-terroriste. Déjà, cet Occident américain part en guerre contre toute l’Humanité, sous prétexte de guerroyer contre les foyers terroristes. La dernière trouvaille en ce sens est d’initiative européenne. Réunis en conférence le 20 décembre 2002, les Etats membres de l’Union Européenne veut se draper en chœur d’une clause dite de  »solidarité collective ». Cette solidarité collective est envoyée à la face du terrorisme via l’après 11 septembre américain et les différents actes criminels qui ont émaillé la scène internationale (de Paris à Tunis). Dans ce cadre,  »tous les moyens militaires, policiers et judiciaires » sont mis en œuvre pour se solidariser avec  »tout pays européen victime d’attaque terroriste »…!

Superbe supercherie née de la restratification stratégique mondiale, façonnée par/dans les vertus de ce fameux 11 septembre 2001, devenu l’alibi fondamental de tous les égarements institutionnels à l’échelle de la planète. Dans cette équation de la guerre à l’infini, les libertés individuelles et collectives sont mises à la trappe et, en aval, les extrémismes de tous bords s’encoquinent avec le retour du conservatisme et le triomphe amer de l’extrême droite un peu partout en Europe.

La fin de l’Histoire ne signifie pas, dans ce contexte, l’épuration totale du monde. La fin de l’Histoire suppose, dans le contexte de domination occidentalo-américaine de l’Univers des Hommes.

La fin du monde signe, in fine, le retour de la violence crue comme moyen primaire de survie et de gouvernance  mondiale.

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